Rêver à Québec :

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Rêver à Québec

Avant d'exercer les tâches d'explorateur, de navigateur, de géographe, de scientifique, de naturaliste, d'ethnologue, Champlain était d'abord un rêveur...

Dès 1617, Champlain voit grand pour la petite bourgade de Québec, composée alors d'une poignée d'individus. Il songeait, il rêvait au développement d'une ville d'importance majeure, de la taille des grandes villes européennes.

Cette ville serait Ludovica, en l'honneur du roi Louis XIII et serait bâtie dans ce qu'on appele aujourd'hui la basse-ville...


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Merci, le Gump
28 janvier 2007


Gump: épisode montréalais des années soixante


Le Gump est mort.


Je n'ai pas lu l'article. Je ne lirai pas ce soir.

En allant me chercher des chips au supermarché du coin ce soir, tout en faisant la file, j'ai vu un gros titre: Gump est mort.




Pour quelques vieux de mon âge, cela ne leur dira jamais rien. Pour quelques autres, ce titre leur fera le même effet qu'à moi.

En ce qui concerne tous les autres, ceux qui ont le bonheur d'être plus jeunes que moi, cette nouvelle à la une leur sera aussi mystérieuse de non-sens que si l'on titrait que Tiny Tim est mort où qu'un dénommé Charles Manson aurait recouvré sa liberté.





Je réalise ce soir, une fois de plus, que je suis d'un autre temps.

Du temps d'une enfance montréalaise où Lorn "Gump" Worsley était un gardien de but de la LNH, chauve seulement sur le dessus de la tête, sans masque et encore plus maladroit que Dominic Asec. Mais un gardien de but que j'aimais, le parfait type du "cerbère" de l'époque où j'étais partisan du Canadien.

C'était bien avant que j'aboutisse à Québec, bien avant les Stastny, bien avant que Mario Gosselin ou Daniel Bouchard ne deviennent mes cerbères fétiche.


Si je me rappelle bien, vers l'âge de huit ans, je fus offusqué en suivant un match des Canadiens en provenance de New-York (où était-ce de Détroit?), quand j'entendis que le Gump était tombé sans connaissance sur la glace en recevant un oeuf sur son front dégarni et démasqué (oui, un oeuf) tiré par un partisan adverse.

Je me disais, en ma tendre enfance, comment un fan pouvait-il s'en prendre si méchamment à ce Gump, ce jeune homme qui avait l'air aussi vieux que Fernand Gignac, qui gardait les buts du tricolore?

Oui, plus tard, je suis devenu Québécois, j'ai appris à aimer (que dis-je, à adorer) une équipe de hockey autre que celle du Forum. J'ai appris à aduler Peter, à respecter Alain Côté, à pardonner à Dale Hunter.

Mais je n'ai pas oublié le Gump. Je n'ai pas oublié non plus Claude Provost, Claude Larose, Dick Duff et Ralph Backstrom. J'ai appris aussi à me souvenir du bâton de Stan Mikita, de la tête chauve de Bobby Hull et de la maudite face de John Ferguson qui n'avait d'égale que celle du sacrament de Bobby Baun.





Bref, Gump, je me souviens très bien de toi.

Je ne t'oublierai que lorsque je te rejoindrai.


Dans le fond d'un filet, quelque part,
Serge Alain @ 19:11   -- Lien permanent -- 3 commentaire(s)
L'église du Cap-Rouge
24 janvier 2007


Cette admirable et mignonne église rappelle que Cap-Rouge fut jusque dans les années 70 un petit village bucolique, l'un des plus anciens de la région. Ses vieilles pierres ont été glanées dans les environs: la fameuse pierre du Cap-Rouge (du grès, je crois).

Sur la façade, une date: 1859. Oeuvre de l'architecte Joseph Ferdinand Peachy (1830-1903). De fait, il réalisera une trentaine d'églises, des dizaines d'édifices publics et commerciaux et plus de 200 résidences (notamment l'église Saint-Sauveur, l'église Saint-Jean-Baptiste, l'église Saint-Michel de Sillery, etc.).




Le presbytère attenant daterait de 1862.






Tout près, le Tracel vu en direction de l'ouest...





... ou si le regard se tourne vers l'est, le viaduc ferroviaire fonce sur la falaise rougeâtre, enjambant la rivière si croustillante en ce mois de janvier:






Source
Serge Alain @ 18:29   -- Lien permanent -- 0 commentaire(s)
Temps d'arret
17 janvier 2007


Oui, tu as tout compris, mon bon Jack.

À part les remerciements que je te dois, je ne sais pas trop quoi ajouter.

Oui, il y a des blogs-caféteria. Et des blogues plus personnels, par choix, pour conserver un certain contrôle sur le contenu. C'est le choix que j'ai fait en février 2006. Car si j'y avais ajouté graduellement un forum ou si je m'étais lancé dans toutes sortes de directions dépassant les thèmes que je m'étais mis au départ (histoire, poésie, urbanité), ce blogue serait devenu rapidement hors de contrôle et comme plusieurs autres, il serait devenu une sorte de dévidoir pour les opinions diverses (pour cela, les lignes ouvertes existent, ainsi que des centaines d'autres blogues).

Autrement dit, je ne voulais pas que tous ensemble on dévie ici sur les attitudes de Jeff Fillion, les décisions d'Andrée Plamondon-Boucher ou sur les opinions de Sylvain Bouchard. Ou sur les débats à propos du 400ième, les bretelles Dufferin, l'éclairage du Pont de Québec ou la fameuse "énigme de Québec".

Etc.

Etc.

Mais pour le bloggeur qui tient son site à bout de bras, on en vient évidemment à s'essouffler un peu. Non pas par écoeurement mais tout simplement parce qu'on a tenté une expérience avec beaucoup de vigueur, beaucoup de plaisir et soudainement, on manque de "fuel". Et comme je viens d'atteindre la cinquantaine, je me pose toutes sortes de questions, légitimes certes, mais je me dois de faire une pause. C'est un peu plus fort que moi.

Je dois dire aussi que je suis en train de me rendre compte que si je m'obstine à continuer, je vais m'orienter graduellement vers un blogue plus personnel, où je ne diffuserai que mes états d'âme, sans rapport avec les thèmes que je m'étais fixés au début. Et ça, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, puisqu'il en existe des milliers d'autres qui ont emprunté cette tendance. Les blogues du genre "Mes opinions" et les blogues "fourre-tout", ça pollue l'internet actuellement. Pour en trouver qui valent vraiment la peine d'être lus, il faut chercher un peu...


Alors oui, je fais une pause. Profitez-en tous pour réfléchir un peu sur le "sens de la vie". Je vous accompagne dans cette démarche par mon silence et s'il le faut, par vos relectures de mes billets passés.

La Vie est à la fois simple et complexe.

Pour mieux la comprendre, il faut savoir s'arrêter. Et ainsi mieux déguerpir dans cette autre direction que nos sens nous suggèrent d'aller, des fois.


En ces jours de "glace noire", je vous suggère donc de freiner quelques secondes à l'avance, de prendre un temps d'arrêt... et d'accélérer doucement après.


Après avoir pris le temps de réflexion dont vous avez sûrement besoin autant que moi.



























Sergio
Serge Alain @ 22:55   -- Lien permanent -- 4 commentaire(s)
Élan d'Amérique
09 janvier 2007


J'ai perdu mon élan.


Tôt ou tard, tous ceux qui ont démarré un blogue ont vécu cette étape dans leur cheminement.

Parfois, on a l'impression soudaine de maintenir un soliloque. Dans mon cas, les encouragements n'ont pas manqué, généralement (et je vous en remercie du fond du coeur). Mais je me sens un peu comme écrivait Réjean Ducharme pour lui-même (et pour Charlebois):


Marcher tout seul sur le trottoir
Rencontrer des gens solitaires
Aimer mieux regarder par terre
Les sacs de chips écrapoutis

Les paquets vides de cigarettes
Parler tout seul, se dire "hostie"
Se dire yé temps que ça arrête
Tout le monde fait ça
Fais-toi z'en pas



Alors, oui, de pondre des billets tout seul devant un écran, c'est stimulant. Ça regaillardit un internaute, ça lui donne l'impression de communiquer, d'échanger ses pensées très chères avec une poignée d'amis virtuels. De ce côté, c'est quand même réussi. On rigole et on échange.

Mais je dois marquer une pause dans ce genre d'échanges, je n'y peux tout simplement rien.


Je ne peux prétendre manquer de temps, quoiqu'au retour du travail, chaque soir, la motivation n'est pas toujours au rendez-vous. N'empêche que j'y ai consacré des centaines d'heures, jusqu'ici, avec beaucoup de bonheur, sans aucune contrainte d'ailleurs.

Tant qu'on y retire une satisfaction à l'entretenir, tout va pour le mieux. Après tout, j'avais démarré ce blogue pour mon propre plaisir, en espérant que des visiteurs y trouvent leur compte. Chaque billet, pour les recherches qui furent nécessaires à leur publication, m'ont appris un tas de choses sur cette merveilleuse ville, ses gens, ses rues, ses édifices, son histoire.

Par ailleurs, je ne suis pas spécialement frileux mais comme une partie importante de ce blogue repose sur des photographies prises à l'extérieur, je pourrais invoquer le fait que l'hiver, je suis moins porté à me promener dans la cité, caméra à la main. Or, l'hiver exceptionnellement doux que nous connaissons m'enlève cet argument!


















Serait-ce plutôt lié à ma propre "nature", qui rejoint peut-être la vôtre, à savoir: lorsque je me lance dans un projet personnel, je m'y investis totalement... jusqu'à ce que l'impression me gagne d'avoir fait "le tour du sujet". Pourtant, le sujet que j'ai délibérément choisi, celui d'explorer Québec sous toutes sortes de facettes, avec des yeux de poète et d'amateur d'Histoire, ce sujet dis-je reste inépuisable. Je pourrais creuser encore et encore, tant de choses restent à découvrir.

Mais voilà, je n'ai pas l'ambition ni la persévérance qui caractérisent, par exemple, les pourchasseurs obsédés par le tombeau de Champlain... Périodiquement, lorsque je me lance dans un tel travail, j'ai subitement l'impression de "savoir" les richesses que je découvrirais si je persistais à creuser. À cet instant, j'ai le goût de... commencer un autre projet.

Pourtant, je n'en ai pas d'autre pour le moment. En fait, oui, j'en ai un autre... mais il ne m'apparaît pas encore sous une forme concrète.


Je viens d'avoir 50 ans et les questionnements que j'ai toujours eus resurgissent tels des morts-vivants sortant tous ensemble de leurs caveaux oubliés, simultanément, comme dans le clip de Michael Jackson. Ces cauchemars vivaces ressortent donc pour me rappeler en fait que j'entretiens depuis toujours toutes sortes de rêves que je n'ai pas encore réalisés... Des rêves qui valent sans doute les vôtres: exercer un métier qui conviendrait vraiment à mes aptitudes et préférences (qui ont évolué avec le temps), qui me permettrait de "m'exprimer" (oh là, le rêve de tout-un-chacun) tout en faisant assez d'argent pour voyager, prendre des congés, regarder passer ma vie paisiblement et autres fantasmes légitimes.

Le secret est sans doute de savoir ce que l'on veut. Vient un temps que, faute de l'avoir trouvé (mais pas faute d'avoir tâté un tas de trucs, d'avoir exploré, d'avoir essayé), on ressent une soudaine urgence d'en venir au fait.

J'ai perdu mon élan. Je m'en cherche un autre pour mieux sursauter.

La passion, ça ne court pas les rues. Ou plutôt, dans mon cas, la passion est volage.




Alors, pour ce blogue que vous lisez occasionnellement, je ne promets toujours rien. Je me dois de penser à moi, trouver le jalon, suivre un filon, refaire pour la Xième fois ma destinée.

Oui, oui, je sais, c'est votre lot à vous aussi: si vous lisez ceci, c'est qu'à quelque part, on se ressemble.


C'est ainsi qu'en cette nouvelle année, déjà vieille de neuf jours, je vous souhaite de réussir tout ce que vous oserez entreprendre et surtout, d'entretenir vos rêves. Pensez à l'un de ces jouets d'enfant qui vous fascinait lorsque vous aviez six, huit ou dix ans: votre vie, à cette époque, était un rêve en couleurs.




Comme dans l'épisode d'Amélie Poulain, tiens. Lorsqu'elle redonne à un vieux monsieur déchu, dans une boîte cachée derrière un mur, quelques vieux jouets de son enfance.




Vos rêves, comme les miens, ne datent pas d'aujourd'hui. N'est-ce pas?


Votre dévoué Sergio

(à suivre)


p.s.: j'avais un vieux copain de bureau (très jeune, en fait!) qui de temps en temps m'affublait du surnom aimable de "Serge Alain d'Amérique", parce qu'il me considérait naturellement comme un animal distinct, comme l'élan d'Amérique!!... Merci, Pouap!


Serge Alain @ 20:34   -- Lien permanent -- 7 commentaire(s)
Donner à réfléchir

Sous certains aspects, Québec est une ville-dortoir: il fait bon y rêver.

Par son altitude, Québec est une ville aérienne où planer est un plaisir évident.

Avec son look souvent romantique, Québec peut aussi faire perdre la tête... ou stimuler l'imaginaire.

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