Rêver à Québec :

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Rêver à Québec

Avant d'exercer les tâches d'explorateur, de navigateur, de géographe, de scientifique, de naturaliste, d'ethnologue, Champlain était d'abord un rêveur...

Dès 1617, Champlain voit grand pour la petite bourgade de Québec, composée alors d'une poignée d'individus. Il songeait, il rêvait au développement d'une ville d'importance majeure, de la taille des grandes villes européennes.

Cette ville serait Ludovica, en l'honneur du roi Louis XIII et serait bâtie dans ce qu'on appele aujourd'hui la basse-ville...


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Papa, Popa, Papou, Papi, Pépé, bref: grand'popa
31 juillet 2006


Non, ce n'est pas aujourd'hui fête des pères.

J'ai seulement le goût de penser ce soir à cette race d'homme. Dont je suis (mon surnom dans mes meilleures heures était: Papou). Cette race d'hommes qui ont le devoir de représenter la perfection pour leurs petits mais qui n'y arrivent jamais tout à fait. Ou qui parfois échouent complètement.

Le symbole naturel du Papa pour un enfant, c'est le Soleil, selon Freud. Par opposition (ou conjointement) au symbole de la Maman qui serait la Terre: la Mother Earth. La mère, pas toujours parfaite non plus. Ou dans son cas, le symbole ne serait t-il pas plutôt la Mer? Ou la Lune? Faudrait que je relise Freud. Mais je n'en ai pas le goût et de toute manière, il est dépassé depuis un siècle, parait-il.

La photo suivante n'est pas celle de mon père, ni même celle de mon grand-père. Pourtant, j'y retrouve quelque chose du passé de ceux que je trouvais vieux... lorsque j'étais jeune.




Des hommes à bretelles ou alors, des monsieurs portant la ceinture du pantalon très haut, à hauteur de bedon. Les manches de chemises retroussées en bas du coude. Sous cette chemise, invariablement, une camisole blanche, été comme hiver. Dans la paume de leur main ou entre leurs doigts, presque toujours une pipe, un cigare ou une cigarette. Et quand ils sortaient, ce n'était jamais sans leur chapeau. Comme mon père ou mes oncles, issus de la campagne ou de la ville des années trente et quarante. Comme les vieux Italiens de Montréal ou de New York.

Dans ce portrait, donc, on retrouve Joseph, le père de Roger. Si vous n'êtes pas trop jeune, vous avez tous connu un Roger quelque part, pour le meilleur comme pour le pire. Roger était un prénom à la mode du temps de mon père. Joseph, c'était plutôt la génération d'avant, quoique j'avais un bon oncle ainsi prénommé.

Photo de Joseph Lemelin, père de Roger. Non, pas Roger Van den Hende, plutôt Roger Lemelin.

Il faudrait d'ailleurs lire la nouvelle émouvante que Roger consacrait à son père Joseph dans Les patins de fantaisie (tiré du recueil La culotte en or, Éditions La Presse, 1980) pour mieux se rappeler de ces vieux pépères qui furent nos aïeux récents.

Extrait:

Aussi loin que je me rappelle, il me semble que mon père, Jos, ne parlait presque jamais. Alors que j'avais une douzaine d'années, il m'apparaissait comme un homme maigre, un peu voûté, qui partait pour son travail, chaque matin à six heures, pipe entre les dents et boîte à lunch dans sa main droite. À l'affût du temps supplémentaire, il revenait tard le soir, soupait, fendait son bois, le "cordait" près du poêle et se couchait.


J'ai un souvenir similaire de certains moments de la vie de mon père. Trimbalant sa boîte à lunch, courant après l'autobus à six heures du matin, heure de Montréal, tandis que je m'étais éveillé à peine une demie-heure avant au bruit de ses grosses chaussures noires se pressant sur notre parquet de linoléum, durant qu'il avalait un déjeuner d'oeufs ou de steak, préparé par ma mère, au son des nouvelles du matin chahutées par Claude Poirier.

L'image du père à travers le temps a quelque chose de sacré, que ce soit en 1940, 1963 ou 1995, que ce soit à Alma, Saint-Basile, Saint-Sauveur ou Montréal.


Je me dois de terminer par la photo de mon petit papa. Il s'appelait Adrien. Comme quelques autres petits garçons du comté de Portneuf, dans les années 1920.




Mon papa que j'ai surtout connu dans le tumulte du Montréal des années soixante à quatre-vingt-dix. Tandis qu'il continuait à penser comme un jeune des années quarante.

Mais il savait apprécier les changements positifs, à travers la folie du Temps qui cherchait à le dépasser.


Bref, tous les papas, à force de crouler sous les générations bulldozantes, finissent par devenir des Vieux, qui auront transmis de peine et de misère une valeur ou deux, qui survivront chez leurs enfants.

Ou ultimement, des souvenirs attendrissants que seule la généalogie fera peut-être revivre un jour, lorsque tous les êtres vivants les auront oubliés.


Merci Adrien. Et ah oui! j'oubliais: merci aussi, Roger.
Serge Alain @ 20:41   -- Lien permanent -- 2 commentaire(s)
Québec, 1870
30 juillet 2006


Québec et la vallée de la Saint-Charles, vues des tours de la Cathédrale (L'Opinion publique, novembre 1870).















Source
Serge Alain @ 16:45   -- Lien permanent -- 3 commentaire(s)
Abraham Martin dit l'Écossais
27 juillet 2006



Il semble que la toponymie et l'Histoire ne font pas toujours dans l'exactitude.

Ainsi, on a beaucoup parlé de la Bataille de Sainte-Foy en 1760 qui vit le Chevalier de Lévis remporter la dernière victoire française en Nouvelle-France. Or, la découverte de la sépulture de centaines de soldats morts durant cet événement tendrait à démontrer qu'il se déroula sur les hauteurs de Québec mais pas exclusivement sur le territoire qu'on a connu par la suite sous le nom de Sainte-Foy. Les corps furent exhumés à l'endroit où se trouve érigé en leur honneur le Parc des Braves. Précisons qu'à cette époque, le Chemin Sainte-Foy était le Chemin de Sainte-Foy, donc qui conduisait au village de Sainte-Foy. Bien que certaines péripéties du combat eurent bel et bien lieu à Sainte-Foy, on devra se rappeler de cet évènement comme étant la deuxième bataille des Plaines d'Abraham, moins d'un an après la première. Une revanche sans ledemain.




De la même manière, on a dit que les Plaines d'Abraham devaient leur nom à Abraham Martin dit l'Écossais, ce qui s'avère exact. Pourtant la terre de ce dernier était localisée du côté du Côteau Sainte-Geneviève. La Côte d'Abraham quant à elle réfère au sentier que Martin utilisait apparemment pour permettre à son troupeau de s'abreuver à la rivière Saint-Charles.

Les plus vieux d'entre nous se souviennent de l'enseignement scolaire et de la tradition officielle pour lesquels le titre de
premier colon canadien revenait invariablement au dénommé Louis Hébert. L'immigrant Martin arriva pourtant en même temps qu'Hébert et son épouse Marguerite Langlois donna naissance au tout premier Canadien de souche, Eustache Martin, en 1621.

Parenthèse: les origines d'Abraham Martin ne sont pas certaines, son surnom laissant entendre qu'il était originaire d'Écosse. Et que dire de son épouse? Le patronyme Langlois faisait souvent référence en ces temps à l'ancienne dénomination des Anglais: des Anglois...

Pourquoi l'Histoire officielle a t-elle retenu le nom de l'apothicaire de Paris, au détriment de son camarade, pourtant pilote du Roi, figurant même sur le testament de Samuel de Champlain?

Il nous faudrait peut-être reconstruire la biographie d'Abraham pour mieux comprendre.

Lui et Marguerite auraient eu au moins neuf enfants. De ce nombre, un seul fils aurait pu perpétuer le patronyme: pas de chance, Charles-Amador Martin est devenu prêtre!

Leur destin s'annonçait pourtant favorable: ils arrivèrent dans ce pays de froidure en compagnie de la soeur d'Abraham, Françoise et de son beau-frère Pierre Desportes. Ces derniers auront une fille, Hélène, qui serait peut-être la filleule du fondateur de Québec, sans doute en l'honneur de la marraine Hélène Boullé, épouse de Champlain (pratique très courante en ces temps).

Abraham devint donc officiellement un paysan paisible, propriétaire d'une immense terre de 32 arpents, du moins, selon les documents qui nous sont restés... à l'exception d'un arrêté daté de 1649, où le bonhomme de 60 ans, père depuis à peine trois mois de son neuvième rejeton, est mené en prison pour un crime odieux: il aurait eut une "conduite incorrecte envers une jeune fille" de 16 ans... Ce fut sans doute suffisant pour nos anciens archivistes éclaireurs de l'Histoire officielle pour garder Abraham dans un opprobre définitif et sans appel.

Qu'on le veuille ou non (!), Abraham et Marguerite ont laissé par leurs filles une descendance jusqu'à nos jours chez la plupart des Québécois d'aujourd'hui. Écosse, Angleterre, France, honneur et déshonneur, il nous faut vivre avec, comme on dit!

Pour en savoir davantage: (1) (2).
Serge Alain @ 20:33   -- Lien permanent -- 5 commentaire(s)
Phare discret
26 juillet 2006


L'édifice Price, encore lui, se profile dans le va-et-vient des touristes et promeneurs du vendredi soir...





... tel un phare bienveillant, rassurant les nuits animées du Vieux-Québec.


Serge Alain @ 20:41   -- Lien permanent -- 0 commentaire(s)
Bruce Price
25 juillet 2006


Le patronyme Price au Québec évoque le souvenir d'une célèbre famille d'industriels dont les moulins à papier du Lac Saint-Jean, notamment, ont influencé la vie quotidienne de milliers de travailleurs.

À Québec, le patronyme Price évoque particulièrement l'édifice du même nom, seul gratte-ciel du Vieux-Québec, anciennement siège social de la compagnie, chef-d'oeuvre d'Art déco. Des bureaux de la Ville de Québec y font office de nos jours, de même que l'appartement officiel du Premier Ministre du Québec.

Je vous ai déjà parlé des beaux livres de Louisa Blair, elle-même descendante du fondateur William Price.

Mais le nom de Price devrait aussi nous rappeler la mémoire de l'architecte (américain) du plus célèbre hôtel de Québec (le Château Frontenac): Bruce Price.




Price dressa aussi les plans de la Gare Windsor à Montréal. Voici quelques unes de ses réalisations.


La Second National Bank de Cumberland (Maryland), sa ville natale.




Le Banff Springs Hotel, Alberta.




L'American Surety Building, à New York (au centre).




Le Whittier Hall
Teachers' College
(Columbia, New York).


Serge Alain @ 20:15   -- Lien permanent -- 4 commentaire(s)
Taché, père et fils
24 juillet 2006


Ainsi que le rapporte Luc Noppen, les contemporains d'Eugène-Étienne Taché, concepteur du Manège militaire, considéraient que ce dernier était inspiré du château de Chaumont-sur-Loire.







Soit dit en passant, Taché, fut également responsable de l'Hôtel du Parlement, de l'ancien Palais de Justice (occupé aujourd'hui par le Ministère des Finances, rue Saint-Louis), du Monastère des Franciscaines, du club de la Garnison, de la maison du gardien du Bois-de-Coulonge ainsi que de quelques belles maisons de la Grande-Allée. Il élabora également un avant-projet pour le Fortress Hotel, qui ne vit jamais le jour mais qui inspira fortement l'architecte du Château Frontenac, l'Américain Bruce Price.




Taché était le fils du Premier ministre du Québec, Étienne-Pascal Taché (1795-1865), un des Pères de la Confédération et ex-Patriote à Montmagny.





Source principale: Québec de roc et de pierres: la capitale en architecture. Luc Noppen et Lucie K. Morisset. Éditions MultiMondes, Québec, 1998.
Serge Alain @ 19:40   -- Lien permanent -- 0 commentaire(s)
Ponts
21 juillet 2006


On entend régulièrement parler du pont de Québec comme étant le plus grand pont de type cantilever.




Mais quelles sont les caractéristiques d'un pont cantilever?

Un pont cantilever consiste en une structure dans laquelle des polygones placés en porte-à-faux sur des piliers portent une travée centrale arquée. Ils sont conçus pour joindre deux rives très distantes, autrement dit une rivière très large... ou un fleuve!



Voici une description un peu plus compréhensible:

Imaginons un levier, balancé sur un point d'appui, dont une extrémité est ancrée au sol. L'autre extrémité peut supporter une masse considérable. Imaginons deux leviers de l'un et l'autre côté d'une séparation, chaque levier comportant une extrémité fixée au sol, un peu comme deux tremplins installés de chaque côté d'une rivière. On pourrait alors balancer une poutre sur ces deux tremplins. Les deux leviers fixes pourraient supporter la poutre centrale. C'est ainsi qu'un pont cantilever peut enjamber une rivière assez large.

Le pont de Québec s'est effondré à deux reprises durant sa construction au début du XXième siècle. Il a bien tenu le coup du trafic ferroviaire et automobile depuis. Cependant, la corrosion s'est emparé de sa structure et les discussions s'éternisent pour sa coûteuse remise en forme...

Le plus long pont cantilever dans le monde? Alors, où se trouvent les autres?




























































































1 Québec 549m (1 800pi.) Canada 1918
2 Forth 521m (1 710pi.) Écosse 1890
3 Nanko 510m (1 673pi.) Japon 1974
4 Commodore John J. Barry 501m (1 644pi.) USA 1974
5 Greater New Orleans 480m (1 575pi.) USA 1958
6 Howrah 457m (1 500pi.) Inde 1943
7 East Bay 427m (1 400pi.) USA 1936
8 Baton Rouge 376m (1 235pi.) USA 1968
9 Astoria 375m (1 232pi.) USA 1966
10 Tappan Zee 369m (1 212pi.) USA 1956
11 Longview 366m (1 200pi.) USA 1930
12 Baltimore 366m (1 200pi.) USA 1976
13 Queensboro 360m (1 182pi.) USA 1908


En voici quelques uns, dont certains rappellent forcément le pont Jacques-Cartier de Montréal, lui aussi de type cantilever.

Le pont Commodore Barry (Pennsylvanie):




Le pont Greater New Orleans sur le Mississippi:




Toujours sur le Mississippi, le pont de Bâton-Rouge:




Le pont Astoria (Oregon):




Le pont Howrah Bridge (Inde):




Le pont East Bay (San Francisco):





Mais le plus étonnant de tous est le second plus long pont cantilever, en Écosse. Pourquoi le plus étonnant? Parce que pour nous, Québécois, il nous rappelle cette singulière ressemblance avec certains paysages ou écossais: non mais vraiment, le pont de Québec parallèle au pont Pierre-Laporte, ça saute un p'tit peu aux yeux!





Pour les "timbrés" philatélistes, un adorable tour d'horizon des ponts cantilevers...
Serge Alain @ 10:45   -- Lien permanent -- 2 commentaire(s)
Parc Cartier-Roberval, Cap-Rouge
20 juillet 2006


Tout en haut du promontoire du Cap-Rouge, là où Jacques Cartier et Jean-François de LaRocque de Roberval ont construit un fort, la municipalité a aménagé un très joli parc agrémenté de sentiers très boisés.





Bien qu'il fut délaissé après deux ans (1541-1543), il constituait la première tentative d'établissement français en Amérique. En fait, deux forts y auraient été aménagés: l'un sur le Cap, l'autre sur le site actuel de la charmante église de Cap-Rouge. La première "abitation" avant celle de Champlain!

Ils nommèrent cet établissement éphémère du nom de Charlesbourg-Royal...

De nos jours, on parvient sur le site au moyen d'un escalier (un autre!) au pied de la Côte de Cap-Rouge, sinon par un petit chemin presqu'au bout du Chemin Saint-Louis.












Certaines de ces photos, prises en 2005, furent d'abord publiées sur le site de Québec-Urbain.
Serge Alain @ 00:34   -- Lien permanent -- 6 commentaire(s)
Neufchatel: origine du nom
18 juillet 2006


En 1855, on érige en municipalité la paroisse de Saint-Ambroise de la Jeune-Lorette, anciennement village de Saint-Ambroise.

Ayant pris une expansion urbaine remarquable dans la deuxième moitié du XXième siècle, la paroisse devient la ville de Neufchâtel en juillet 1964.

Ce nom veut rappeler le souvenir de quelques résidants de l'endroit qui se sont battus à Neufchâtel-en-Bray, petite ville de Normandie situé à 34 kilomètres de Dieppe, durant la Deuxième Guerre mondiale. Cette ville a été libérée par un régiment canadien, celui de la Chaudière, en septembre 1944 (source).

Quatre ans auparavant, le 7 juin 1940, dès 8 heures du matin, la petite ville reçoit 33000 bombes sur un rayon de 5 kilomètres.




Monument commémoratif en l'honneur des braves, à Neufchâtel-en-Bray.




Par ailleurs, on y fabrique le plus ancien fromage normand, le... Neufchâtel!


Serge Alain @ 20:48   -- Lien permanent -- 2 commentaire(s)
Surnoms d'origine


Parenthèse généalogique, découlant de mon billet sur la famille Benoît dite Livernois...

Beaucoup de patronymes québécois font ainsi référence aux origines françaises de l'ancêtre arrivé en Nouvelle-France. La plupart de ces noms de famille furent des surnoms qui en vinrent à remplacer le patronyme véritable. L'énumération suivante n'est pas exhaustive:


Langevin (angevin, habitant de l'Anjou)

Potvin (Poitou)

Paris, Parisien

Champagne (Champagne)

Limoges (en Limousin)

Clermont (de Clermont-Ferrant)

Breton, Lebreton (Bretagne)

Picard (Picardie)

Larochelle (de La Rochelle)

Lyonnais (Lyonnais)

Provençal (Provence)

Normand, Lenormand (Normandie)

Gascon (Gascogne)

Saintonge (Saintonge, autre ancienne province de France)


Sans compter les surnoms non-francais:

Langlais, Langlois, L'Italien, etc.


J'y reviendrai sûrement, puisque la généalogie a occupé mes loisirs durant des années!
Serge Alain @ 19:41   -- Lien permanent -- 3 commentaire(s)
Les Livernois: les Nivernois de Nièvre devenus Livernois à Québec
17 juillet 2006


La famille Livernois, pour les plus vieux d'entre vous, rappelle sans doute une pharmacie jadis située sur le coin de rue le plus étrange (et le plus français) de la ville de Québec: à la jonction des rues Saint-Jean, Couillard, Garneau et de la côte de la Fabrique...

À cet endroit se trouve aujourd'hui un modeste monument érigé en l'honneur de cette famille qui, avant de verser dans la vente de médicaments, illustra plusieurs pages de l'histoire de notre ville grâce à leurs talents de photographes, à une époque où cet art n'était pas à la portée de tous.





En réaction naturellement québécoise face à un patronyme peu connu chez nous, j'ai longtemps cru que les Livernois étaient issus d'une famille d'immigrants français arrivés ici quelque part dans les années 1800. Or, l'ancêtre Paul Benoît, dit Livernois, originaire de la Nièvre, était présent en Nouvelle-France dès les années 1660 et mourut à Boucherville en 1686! Un de ses descendants fut même député de Richelieu en 1800.


Pour l'honneur des Livernois (du moins, de trois de leurs générations), voici quelques unes de leurs oeuvres, gracieuseté du Musée McCord de Montréal.


La rue Saint-Jean en direction de la porte, vers 1890:





Le port de Québec, vers 1870:





Sapomaxiko, chef des Pieds-de-Corbeau, vers 1885:





Le chef Philippe Vincent, vers 1880:





Oui, un amérindien avec une moustache nous étonnera toujours... De un: je n'ai jamais cherché à savoir pourquoi ces derniers étaient la plupart du temps imberbes. Comme leurs lointains cousins asiatiques, du reste. De deux: il faut se rappeller que les Hurons exilés à Québec depuis trois cent ans ont souvent tissé des liens de sang avec les Français conquérants...
Serge Alain @ 20:54   -- Lien permanent -- 6 commentaire(s)
Québec Land
16 juillet 2006


Certains ont déjà comparé les restaurations systématiques de la Place Royale à une forme de Disney Land... Les avis sont partagés sur le sujet.

Toujours est-il qu'au début du XXième siècle, une compagnie montréalaise du nom de Québec Land Company achète des terres dans un Limoilou presque complètement agricole pour y développer des constructions résidentielles.

On y favorise les maisons en briques, de deux ou trois étages, munis d'escaliers extérieurs et de ruelles arrières (à la mode montréalaise) et un tracé quadrillé à la new-yorkaise.

Cependant, la contrainte des vieux chemins datant du régime français les obligent à maintenir:

- le chemin de la Canardière (anciennement chemin de Beauport), qui traverse maintenant le quadrillage en oblique, provoquant des coins de rue étonnants

- la 1ière Avenue (anciennement chemin de Charlesbourg)

Ces deux voies essentielles permettaient aux habitants des terres fertiles (Limoilou, Charlesbourg, Beauport) d'acheminer leurs denrées jusqu'à la ville.


Encore aujourd'hui, à travers le tracé cartésien du quartier urbain, le chemin de la Canardière impose sa traversée oblique.










Source: Limoilou à l'heure de la planification urbaine, Ville de Québec, 1987. Collection Les quartiers de Québec.
Serge Alain @ 20:05   -- Lien permanent -- 0 commentaire(s)
Cascades de Beauport
12 juillet 2006


Le Parc de la rivière Beauport est un secret tellement bien gardé que plusieurs Beauportois n'en connaissent même pas l'existence...! Aussi, je vous suggère de découvrir ses beaux sentiers aménagés et surtout, sa chute en cascade qui saura apaiser tous vos soucis quotidiens, et ce, en plein milieu de la ville!











Ma vie comme rivière, ainsi qu'écrivait Simone Monet-Chartrand...



(photos déjà publiées sur Québec Urbain en 2005)
Serge Alain @ 21:43   -- Lien permanent -- 0 commentaire(s)
La rivière Lairet
11 juillet 2006


La rivière Lairet se déversait autrefois dans la rivière Saint-Charles. Elle serpentait depuis toujours avant d'être enfouie et canalisée en 1957, dans ce qui est aujourd'hui le quartier Limoilou.




La rivière Lairet, Québec
Henry Richard S. Bunnett
1887. Musée McCord, Montréal.


Son cours suivait notamment les tracés capricieux des boulevards Benoît-XV et Cardinal-Villeneuve et arrosait en passant un petit lac asséché au début du XXième siècle...


Serge Alain @ 20:48   -- Lien permanent -- 2 commentaire(s)
1916: nouveau développement domiciliaire à Québec
10 juillet 2006


En 1916 donc, la Compagnie du boulevard des Alliés proposait des habitations à l'élite locale, seule capable, financièrement, de construire les modèles de maisons cossues présentés par la publicité.





Avec un peu d'émotion, je vous avais déjà parlé de ce joli boulevard des Alliés, dans la paroisse Saint-François-d'Assise (Limoilou).

Il y a 90 ans, les promoteurs vantaient alors la proximité du tout récent Parc de l'Exposition, de l'Anglo Pulp et de la rivière Lairet (aujourd'hui enfouie sous le bitume). On ajoutait:

Cette subdivision est la seule du genre à Québec où la construction est réglementée de manière à avoir de l'espace. Les résidences sont distancées (...), donnant une plus-value aux propriétés.

On exigeait un comptant de 10%, la balance payable sur 5 ans, à un taux de 6%.,,


Source: Limoilou à l'heure de la planification urbaine, Ville de Québec, 1987. Collection Les quartiers de Québec.
Serge Alain @ 20:45   -- Lien permanent -- 0 commentaire(s)
L'O.N.U. à Québec...


En 1945, en même temps que New York, la Ville de Québec pose sa candidature pour recevoir le siège de l'Organisation des Nations unies, alors naissante. On prévoyait construire le complexe dans le Parc des Champs de bataille...

Esquisse d'un avant-projet.





Source: Montcalm, Saint-Sacrement, nature et architecture: complices dans la ville. Ville de Québec, 1988. Collection Les quartiers de Québec.
Serge Alain @ 19:32   -- Lien permanent -- 1 commentaire(s)
Maison des Jésuites, Sillery
09 juillet 2006


La Compagnie de Jésus était le nom corporatif, si je puis dire, de la confrérie des Jésuites aux XVIième et XVIIème siècles. Qu'ils exerçaient leurs activités religieuses (et commerciales) au Japon ou en Amérique du Nord, le nom de Jésus était toujours invoqué en tant que mission suprême.

Dans les années 80, James Clavell nous donna un aperçu de la forme asiatique de ces missions dans son roman Shogun.

Plus près de nous, le désir premier des Jésuites était d'évangéliser les Sauvages. Pour ce faire, il ont établi une mission à Sillery, sur le chemin du Foulon actuel.





La maison, dont les fondations datent des années 1600, sert aujourd'hui de musée pour mieux connaître les "rapprochements" entre amérindiens convertis et robes noires...


Un cimetière de Montagnais et d'Algonquins décimés par les maladies européennes fut mis à jour au siècle dernier. Le site reconstitué ressemble aujourd'hui à ceci, si vous passez par là:




La maison voisine de celle des Jésuites parait, au premier coup d'oeil, dater de la même époque:







Pour en savoir plus.
Serge Alain @ 19:21   -- Lien permanent -- 1 commentaire(s)
Cap-au-Diable, Sillery
05 juillet 2006


Dans le secteur de la rue de la Falaise à Sillery se trouve un parc urbain peu connu: le parc du Cap-au-Diable.









Un petit sentier boisé amène le visiteur jusqu'à un escarpement rocheux d'où la vue sur le Saint-Laurent étonne parce qu'on ne s'y attend pas la première fois...





Toujours au loin, le clocher de l'église Saint-Michel...





Origine du toponyme:

Lorsque le cartographe Robert de Villeneuve (vers 1645 - après 1692) dresse la carte de la Nouvelle-France en 1685-1686, il désigne par le nom Cap aux Diables une pointe située à l'extrême ouest de Sillery. L'avenue du Cap-au-Diable et le parc qui la borde rappellent le souvenir de ce toponyme très ancien dont on ignore la signification.
Serge Alain @ 21:04   -- Lien permanent -- 3 commentaire(s)
Donner à réfléchir

Sous certains aspects, Québec est une ville-dortoir: il fait bon y rêver.

Par son altitude, Québec est une ville aérienne où planer est un plaisir évident.

Avec son look souvent romantique, Québec peut aussi faire perdre la tête... ou stimuler l'imaginaire.

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